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La famille Noury a le water-polo dans les gènes

16 January 2012 Pas de Commentaire

Place des sports. Christian Noury a découvert ce sport à l’âge de 9 ans. Après plus de 70 ans passés sous les couleurs du Stade lavallois, il a transmis sa passion à sa fille, à son gendre et à son petit-fils. 

Christian Noury, 81 ans, c’est plus de 70 ans de natation et de water-polo sous les couleurs du Stade lavallois. Et c’est sans détour et avec une vivacité d’esprit que cet homme, né le 1 er octobre 1930, se souvient : « Je dois tout à mon frère Jean. Il avait dix ans de plus que moi et il m’a tout appris. À nager à 9 ans, à conduire à 14 ans et un peu plus tard à piloter. Je lui dois beaucoup. » 

En 1939, à 9 ans, il obtient sa licence natation water-polo, à l’époque les deux sports ne formaient qu’une seule discipline. Juillet de la même année, il participe à son premier championnat en rivière à Mayenne. « À l’époque il n’y avait pas de piscine, les entraînements et les matchs se jouaient en eau trouble. Et pour ce qui est de la tenue, nous avions un bonnet numéroté, le ballon était en cuir, les buts étaient identiques et je portais deux maillots de bain. Car lors des matchs il n’était pas rare de se le voir retirer par l’adversaire et de se retrouver démuni. » 

De gauche à droite, sa fille Frédérique, son petit-fils Clément, Christian Noury, et son gendre Jean-Michel Leclerc

 

À 16 ans, il intègre l’équipe de water-polo de Laval. En 1948, en battant le SCO d’Angers par 2 buts à 1, buts dont il est l’auteur, les poloïstes lavallois obtiennent leur premier titre de champion régional. En 1952, après un service militaire effectué dans l’armée de l’air, il passe huit jours à Sablé-sur-Sarthe pour obtenir son examen de maître nageur. « À l’époque, même à Nantes, il n’y avait pas de piscine. On nageait dans la Loire », précise-t-il. 

1958, c’est l’explosion de la natation. La piscine du viaduc quai Béatrix-de-Gâvres voit le jour le 14 juillet et Christian Noury en devient le directeur. Ayant par ailleurs la casquette d’entraîneur fédéral, il constitue des équipes masculines et féminines qui marqueront les esprits et les chronomètres. « Les titres, les médailles se comptent par dizaine. Cinq nageurs et nageuses seront classés internationaux. C’était l’apogée ! » 

1970 est une année difficile pour lui et pour ses joueurs. La piscine du viaduc perd de son attrait au profit de la nouvelle piscine, celle de Saint-Nicolas. « Par amour pour leur piscine, ils n’ont pas suivi. Et ce fut la fin d’une époque. » Si cette belle aventure humaine et sportive a débuté avec un frère, c’est avec sa fille Frédérique qu’elle s’est poursuivie, accompagné de son gendre et de son petit-fils, joueurs tous les deux au club de Laval. 

« Mais au-delà de tous les titres, médailles et autres récompenses, ma véritable satisfaction réside dans le fait de voir tous ces jeunes de 7-8 ans se retrouver tous les samedis dans les bassins de la piscine de Saint-Nicolas. C’est du bonheur », confesse-t-il, large sourire, les yeux brillants. 

extrait du Ouest France, édition Mayenne du vendredi 6 janvier 2012. 

   

La piscine du Viaduc. Avant, on se baignait dans la Mayenne. En 1955, commence la construction de cette piscine d'été bordée de gradins et de pelouses. Elle ouvre en 1958 et est à l'époque la plus belle de la région. Des compétitions, certaines d'envergure nationale, y sont organisées. Détériorée, la piscine est détruite en 1992.

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